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 Une Consultation tout à fait habituelle

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Scynik

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Date d'inscription : 15/05/2015
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MessageSujet: Une Consultation tout à fait habituelle    Mer 20 Mai - 14:42

Le médecin déposa sa seringue remplie de pus sur son bureau, à côté de sa scie à os et de ses trois couteaux de chasses. Dans la pièce encombrée de paperasses, d'ossements, et d'outils médicaux, on retrouvait deux hommes. Un vieillard et un jeunet.

Le vieillard était le médecin, accoutré d'un long manteau noir :
-"Voilà, votre abcès est purgé, il nous faut maintenant le désinfecter et vous serez comme neuf...

Le vieille homme ouvrit une armoire sous les yeux du jeune adulte. Celui-ci commença:
-" Dire qu'avant, la médecine consistait juste en une saignée tout les jours, même lorsqu'on manquait de sang. Aujourd'hui, vous, les médecins, comprenez le corps avant d'agir, et guérissez les malades..."

Le Mathusalem arqua un sourcil, et ris dans sa barbe.
-" Comprendre le corps ? Peut-être plus qu'avant, en effet, mais ce n'est pas toujours le cas, pour tout les malades.
Il sortit un carnet de note, de sous sa table, poussiéreux et en décrépitude.

Le jeune homme, avec son air naïf, ressemblait à un môme de 5 ans. Il était assis sur la table d'auscultation, balançant ses jambes. "En tout cas, si nous continuons ainsi, Je ne donnerai pas un siècle avant que le premier être humanoïde immortel naisse, voir même les premières résurrections..."

-" Certains ressuscitent déjà " fit remarquer le docteur.

-" Je ne parle pas de ces Héros, ayant assez de volontés, et bénis par les dieux, qui peuvent se ressusciter à l'aide de ces bornes bleues flottantes...

-" A la condition qu'ils aient quelques pièces d'argent " ricana le barbu.

-" Je parle de tout le monde, pas seulement des héros, mais des citoyens, des gardes, des ouvriers, et j'en passe ! Ce serait tellement mieux de ne plus avoir de morts sur cette terre."

Les yeux du grand-père s'illuminèrent, et il s'installa sur son fauteuil avec une énergie telle qu'on se demanderait presque s'il était aussi vieux qu'on se l'imagine. "Installe-toi sur ce siège, je vais te raconter l'histoire d'un de mes confrères. Je crois que cette histoire peut t'intéresser.
Il sortit un vieux carnet de note de sous son bureau, poussiéreux et décrépit, une sorte de métaphore matérielle pouvant représenter le vieil âge du médecin.

Notre Histoire remonte à environ 80 ans, je ne pourrais pas te dire exactement quand, et l'histoire sera sans doute assez vague mais je n'y puis rien. Mon ami n'était pas des plus expressifs, il parlait peu et quasi jamais à son sujet ...

Son nom est Armand Rapace.

Il est né dans une famille modeste de fermiers humains, de descendances ascalonniennes, et ne m'a jamais précisé où exactement.

Il eut une enfance des plus tranquilles, dans le respects des traditions, malgré que ses parents se soient endettés jusqu'au cou.

Cet enfant s'est toujours consacré au bien des autres villageois et de la communauté; qu'il soit môme, gamin ou même adolescent. C'était apparemment un gars très calme et très apprécié par tous.

S'étant distingué par sa gentillesse, et par son intelligence, il fut obligé par le cercle familial de devenir médecin. Un projet à peine subtil qui visait à rembourser les dettes du père sur le dos du fils. Ce père devenu alcoolique avec le temps, n'allait pas prendre ses responsabilités en mains évidemment.

Enfin soit, il reçu le titre de médecin en moins de 5 ans, se consacra à son travail, à sa nouvelle femme qu'il aimait de tout son cœur, et ne remit jamais les pieds chez ses parents une fois la dette du père remboursée. Je crois que sa femme lui en avait fait la demande...
Cette heureuse petite famille s'était installé vers Shaemoor, et vécurent un an paisiblement.

QUAND SOUDAIN...
je te demanderai un peu de patience,  le tabac me manque pour ma pipe...


Le jeune homme, un peu sonné par le changement drastique d’intonation, lui fit signe que ça ne le dérangeait pas.
Le vieillard se leva, ouvrit l'armoire à côté de lui, et prit du tabac, une allumette et une pipe...
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Scynik

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MessageSujet: Re: Une Consultation tout à fait habituelle    Mer 20 Mai - 19:10

-"Il n'y a rien de bien fameux jusqu'à maintenant..."
-" C'est que je n'ai point fini mon histoire, jeune homme..."
fit Le docteur dans son nuage de fumée. Donc reprenons...
Ils vécurent une année, assez calme, malgré les difficultés que causent une installation dans un village inconnu. Le déménagement, les voisins, les commérages, le topo habituel dans ce genre de situation. La routine ne tarda pas à s'installer, Armand repris ses visites à domicile comme le veut le métier de médecin de campagne. Il fit connaissance avec son village et au fur et à mesure, son village apprenait à l'apprécier.
Il était remercié par la garde, pour ses capacités de chirurgien qu'il n'hésitait pas à mettre au service de la justice. un vrai lèche-cul, HA! Kof...Kof.
Après cette année-là, il s'était assuré, et n'hésita pas à donner son avis pour tout et pour rien; Il manquait d'humilité qu'il n'allait pas tarder à devoir payer.


Le vieillard se racla la gorge, le tabac n'aidant pas à sa respiration... Un sourire bizarre, qui mettait mal à l'aise le jeune homme s'afficha sur ses lèvres.

Puis, Un soir, Un Séraphin, dont le nom m'échappe, pas connu pour son intellect ou son charisme, débarque, rond comme toute L'Hoelbrak, chez Armand. Le docteur faisait encore son tour médicale dans le village... et...

Le vieux inspira un long moment avant de continuer.

Et ce fumier transperça de sa lame, la femme du médecin, sous prétexte de lui enseigner l'humilité, et qu'Armand n'aurait pas du critiquer ouvertement les violences conjugales qu'il y avait entre le Séraphin et sa femme. Violences qui lui ont valu, à cause d'Armand, une correction dont je ne connais pas la nature...

Lorsqu'Armand vit sa femme allongée, dans la salle de séjour; la marre de sang séché autour d'elle, les 5 coups de lames entre les deux rebords costaux inférieurs... Ce fut la fin, temporaire, de sa santé mentale .
Le Séraphin, qui n'était pas une lumière, comme je l'ai dit précédemment, s'était endormi sur un siège de la cuisine en attendant Armand, l'épée ensanglantée à la main.


Maintenant, imagine toi, que ta femme est morte à tes pieds, d'une mort violente en plus. et que tu as le tueur en face de toi. Peut-être est-il plus sage, d'appeler la garde, peut-être que demander justice aurait été le choix le plus intelligent... Mais... quand tu as perdu ta femme à cause d'un salaud d'égocentrique bourré à la gnole, as-tu seulement envie de cette justice impersonnelle ? une justice qui s'applique mécaniquement, froidement, comme une bête machine ? ... mh Comme une machine n'est pas le bon terme... car elle a ses préférés... Donc une justice, que tu as vue de près, et dont tu sais qu'elle a ses favoris, surtout quand le suspect fait partie des séraphins eux-mêmes et dont la seule preuve serait le témoignage d'un médecin de campagne ?
Tu risques de croire que c'est un point de vue paranoïaque, mais imaginer cette possibilité est intolérable pour notre jeune médecin...

Armand n'en voulait donc pas, il prit la lame du soldat et trancha la gorge de ce dernier. Un torrent de sang, d'un rouge ardant, imbibant tissus et vêtements, puant le tourment et pourtant désinhibant se projeta violemment sur Armand.
Ce médecin qui avait tout, perdit tout dans une vague d'hémoglobine...


Le Vieux docteur repris une bouffée de tabac...

Après ce qui lui paru une éternité, il repris contrôle de lui. La seule chose qui lui restait était la fuite... Non pas seulement...
Il eut, dans le pic d'adrénaline, l'idée rocambolesque et farfelue d'essayer, à tout prix, en y investissant toute sa vie, de ressusciter sa femme. Sa femme qu'il aimait, et qu'il regrettait avoir si violemment perdue. Son cœur en était plus que déchiré, il en était ouvert de part en part.


Il prit sa femme, la mit dans une charrette et s'enfuit... Il ne lui restait plus que trouver une cache, un repère connu de lui seul."
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Axellarion
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Date d'inscription : 29/11/2014

MessageSujet: Re: Une Consultation tout à fait habituelle    Mer 20 Mai - 23:27

Une histoire très sympa! J'aime beaucoup la manière dont elle est racontée Smile
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MessageSujet: Re: Une Consultation tout à fait habituelle    

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